| L'essor rapide de la sismologie au cours de ce siècle
tient avant tout à la mise au point d'instruments de plus en plus
perfectionnés et à la collaboration de centres de traitement
et d'observation dispersés partout dans le monde.
Réseaux de sismomètres et centres
de traitement
Réseau et centres mondiaux
Il existe une très bonne collaboration entre les centres
de sismologie. Les coordonnées spatiales et temporelles ainsi que
les magnitudes d'un séisme sont déterminées, à
partir des données envoyées par les différents observatoires
mondiaux, par des centres internationaux, nationaux ou régionaux
qui éditent des bulletins hebdomadaires et mensuels : parmi les
plus connus, citons l'International Seismological Center (ISC)
installé à Newbury (Grande Bretagne), le National Earthquake
Information Service (NEIS)
du Geological Survey (Etats-Unis), le Centre Sismologique Euro-Méditerranéen
(CSEM) installé
à Paris et, pour la France, le Bureau Central Sismologique Français
(BCSF) à
Strasbourg et le Laboratoire de Détection et de Géophysique
(LDG) du Centre d'Etude Atomique (CEA) en région parisienne.
Les données recueillies par les réseaux mondiaux ont pour
objectif la localisation des tremblements de terre et aussi l'analyse des
grandes structures internes du globe. Afin d'obtenir une bonne couverture
du monde, l'accent est mis sur la qualité et l'homogénéité
des instruments.
Actuellement, grâce à un réseau de plusieurs milliers
de stations distribuées sur l'ensemble de la planète, il
est possible de déterminer l'hypocentre de tous les séismes
de magnitude supérieure à 4, quelle que soit leur région
d'origine.
L'instrumentation numérique qui se développe aujourd'hui
offre la possibilité de traiter des centaines d'enregistrements
très rapidement. Des réseaux sont en cours d'installation
dans plusieurs pays. Le programme français GEOSCOPE,
lancé en 1982 par l'Institut National des Sciences de l'Univers
(INSU), a été
le premier a installer un réseau mondial utilisant les stations
sismiques numériques. Ce réseau compte actuellement 25 stations
en fonctionnement dans le monde entier. D'autres réseaux numériques
sont depuis apparus : le réseau IRIS
mis au point par les Etats-Unis, et d'autres installés par l'Allemagne,
l'Italie et le Japon.
Réseau régional
Pour surveiller une région à risque sismique, les
mailles du réseau sont beaucoup plus resserrées. Un réseau
régional comporte plusieurs stations placées autour des zones
répertoriées. En France l'interprétation des données
se fait localement par le RéNaSSRéseau National de Surveillance
Sismique( (RéNaSS).
Réseau temporaire ou mobile
Les réseaux temporaires sont utilisés pour des opérations
spécifiques, ponctuelles et limitées dans le temps : par
exemple, pour connaître la sismicité d'une région où
l'on veut implanter un barrage ou une centrale nucléaire. Ils sont
aussi déployés après un séisme majeur, près
de l'épicentre, pour enregistrer l'essaim de petits séismes
qui ont toujours lieu après un tremblement de terre important et
qui fournissent des renseignements sur la cause du séisme principal.
clicquer sur la carte pour une carte en grand

Opération Lithoscope 1998 au Tibet.
70 stations ont été déployées pendant 6 mois.
Réseaux français d'observation et
de surveillance sismiques
La surveillance en temps réel de l'activité sismique du territoire
est assurée 24h/24 par le Réseau national du Laboratoire
de Détection Géophysique (LDG) du CEA situé dans la
région parisienne et par le Réseau National de Surveillance
Sismique (RéNaSS) installé à Strasbourg.
Ces deux réseaux se complètent pour assurer une bonne
surveillance du territoire et la meilleure localisation possible des épicentres.
Ils fournissent au Bureau central sismologique français (BCSF) dans
un délai inférieur à une heure, les principaux paramètres
des séismes importants survenant en France ou dans les régions
frontalières : heure origine, coordonnées, magnitude. Ces
informations sont transmises à la Sécurité civile,
à la Délégation aux risques majeurs, aux divers laboratoires
de sismologie français et étrangers et le cas échéant,
aux agences de presse.
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Détecter, localiser : le rôle des réseaux
nationaux
Actuellement, les données instrumentales proviennent de stations
sismologiques groupées pour l'essentiel en deux réseaux métropolitains
et un réseau aux Petites Antilles.
Le réseau national du LDG/CEA est constitué de 30 stations,
dont les données sont transmises en permanence et en temps réel
par télémesure à un centre de traitement à
Bruyères-le-Châtel en région parisienne.
Le réseau national de surveillance sismique (ReNaSS)
de création plus récente comprend une centaine de stations
fédérées. Il est constitué de réseaux
régionaux, de quelques stations isolées et d'observatoires
sismologiques large-bande. Les données sont transmises au ReNaSS
installé à l'Ecole et Observatoire des Sciences de la Terre
de Strasbourg (EOST).
Par ailleurs, dans le cadre d'une surveillance de la sismicité locale
et des volcans, les Antilles (Guadeloupe, Martinique, Dominique) possèdent
également un réseau composé de 38 stations. Les données
sont centralisées dans les observatoires de la Montagne Pelée,
à Fort-De-France en Martinique et de la Soufrière, à
Basse-Terre en Guadeloupe. L'île de la Réunion est aussi dotée
d'un réseau de 23 stations permanentes.
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Archiver, publier : le rôle du Bureau Central Sismologique
Français (BCSF)
Le BCSF a été créé par décret en
1921 auprès de l'Université de Strasbourg, où une
première station sismologique fonctionnait dès 1892.
Le BCSF centralise et analyse en temps différé l'ensemble
des informations se rapportant à chaque séisme affectant
le territoire national :
données instrumentales collectées par le RéNaSS, le
réseau du LDG et celui des Antilles;
Iinformations macrosismiques par enquêtes sur le terrain en liaison
avec le Bureau de Recherche Géologiques et Minières (BRGM)
et les services départementaux.
Le BCSF procède en effet, avec l'aide des services départementaux
de la Protection Civile à une enquête sur le terrain pour
tout événement de magnitude supérieur à 3.5
afin de recueillir les témoignages concernant les éventuels
effets du séisme sur la population et les habitations. Cela lui
permet par la suite de déterminer l'intensité du séisme
dans la zone.
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Documents joints :
A consulter aussi :
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Les pages de liens utiles des sites du BCSF
et du ReNaSS pour
trouver d'autres adresses de réseaux sismiques, mais attention,
ce sont pour la plupart des sites professionnels destinés aux chercheurs
pour des échanges de données. ...
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